Le site de  l'association Giverny en fêtes

C'est l'association des Givernois, pour le Givernois !

Le coin du jardinier

Un jardin de village

 

C’est un jardin discret qui ne fait pas d’ombre au parc de la Dîme sur lequel il garde un œil bienveillant surtout quand les cerisiers sont en fleurs. Un jardin de village où les fleurs se promènent à leur guise. Juste sous la rue Claude Monet, il a une histoire, celle de ceux qui l’ont façonné depuis des lustres : l’abricotier du père de Tranquille Marinello (devenu totem pour rosier liane), le pommier à l’ombre bénéfique qui vient de nous quitter, le rosier Abraham Darby de Madame Decrette, les fauteuils en rotin de France Bequette et cet arbre de Judée semé un jour par le vent. Ce printemps, l’arbre à perruques étale son panache pourpre et la glycine blanche embaume. Une première. Clématites et boules de neige s’entremêlent sur la tonnelle dans l’attente du rosier voisin. D’ailleurs les rosiers se sentent bien ici. Il y en a une bonne vingtaine et autant côté rue de la Dîme pour le bonheur des photographes planétaires. Épanoui, habité, ce modeste jardin où il fait bon vivre a bénéficié des attentions des grands jardiniers du village. Nous avons suivi leurs conseils et la vie a tracé son chemin. A Giverny, certains naissent jardiniers, d’autres le deviennent.

 

 

AOUT AU JARDIN ...

 

"Le Billet du jardinier"

 

Par la chaleur quasi caniculaire qui s’est abattue sur nous, le jardin semble être en vacances et comme lui nous nous laissons aller à une certaine nonchalance !

Il va cependant falloir s’acquitter de quelques tâches :

 

- l’arrosage : en été, il doit être suivi, moins fréquemment mais abondamment ! Il doit se faire le soir, au pied des plantes en évitant le feuillage. Inutile de détremper le gazon qui, jauni, reverdira dès les premières pluies. Le paillis, les cuvettes creusées au pied des plantes permettent aussi de limiter les arrosages et d’économiser l’eau (préservons la planète).

 

- nettoyer les plantes vivaces ; tailler les rosiers non-remontant et supprimer les gourmands ; tuteurer les roses trémières, dahlias, glaïeuls ; faire une petite taille aux plantes buissonnantes et tailler les arbustes à floraison estivale.

 

- semer les plantes vivaces et les bisannuelles ; faire des boutures de géraniums, de rosiers, chèvrefeuilles, hortensias…greffer les céanothes;  diviser les pivoines, iris ; marcotter les rhododendrons, les plantes grimpantes.

 

- surveiller l’apparition de maladies comme l’oïdium ; surveiller les attaques de fourmis, pucerons, araignées rouges (rosiers) et pyrale (buis).

 

- aérer et humidifier le compost.

 

On travaille un peu, tôt le matin quand il ne fait pas encore trop chaud, et on admire et profite pleinement de ces jardins d’été qui éclatent de mille feux.

 

 

Lien à visiter  :

 

Le Chateau du champs de Bataille

 

 

 

 

 

 

 

Fin avril, début mai, on taille les buis et on « traque » » la pyrale, en avance cette année (c’est la forme hivernale qui sévit ; on n’a pas encore observé le vol des papillons). On taille les arbustes à floraison printanière (forsythias), On élimine les rejets des lilas et les fleurs fanées.

On nettoie les camélias dont les fleurs ont peu apprécié le gel tardif et l’excès  d’eau. On laisse se dessécher les plantes à bulbes de printemps pour que le bulbe refasse des réserves avant de décider de son sort. On reste très vigilants et on surveille : l’arrivée des pucerons et des araignées rouges, les manifestations de maladies  fongiques (oïdium, rouille…), les signes de chlorose…On envisage un amendement organique pour les plantes en pots et pour celles en pleine terre si on ne l’a pas fait au bêchage durant l’hiver (période d’avantage propice) .                                                                                                                                                                                         On met en place les plantes dites « à bulbes d’été » (dahlias, cannas, glaïeuls, agapanthes) ! On sème en pleine terre ou repiquons nos semis réalisés sous  abri.  Les « saints de glace » passés, on plante les géraniums, les dipladenias, les bisannuelles (giroflées, pensées, campanules, capucine, centaurée, digitale.…), les annuelles (soucis, cosmos, œillet d’inde…). Penser à eux et bien les arroser, leur développement en dépend.                       Enfin, on entretient la pelouse, on scarifie les mousses, idéalement par un travail mécanique; on désherbe. On peut tondre un peu plus court, mais on reste vigilants : si la température augmente, la coupe devra être plus haute.

Pas le temps de s’ennuyer !

 

Jérôme compagnon (Galmel Jardin Services, Ferme des Ruelles, 27510-TILLY . www.galmel.fr)

En mai ... les fleurs s’épanouissent à loisir !

 

"Le Billet de Jérôme"

Les fleurs du mois

Quelques liens à visiter  :

Terra Botanica`

liens Viméo : L’île aux orties, un lieu qui inspira Claude Monet.